Arts et découvertes: poème sur la sortie à Hyères

Hyères-les-Palmiers, alias Olbia, alias Aerae

Voilà donc une ville au destin surprenant,

Qui doit d’ailleurs son nom à ses marais salants.

Ils firent sa fierté et sa richesse aussi

Dès l’époque des Grecs sur la côte établis.

Olbia vit son déclin à l’heure des Barbares.

Un seigneur inspiré plus tard s’établira

Au sommet de ce mont dominant, tel un phare,

Une plaine fertile où l’on cultivera.

C’est la prospérité, à l’ombre des remparts.

La cité, protégée, grimpe de toutes parts,

Multipliant passages, escaliers, voies pentues.

Ses portes fortifiées cachent de longues rues.

L’activité s’accroît, et la cité s’étire

Au-delà de ses murs. Place à la bourgeoisie !

La terre et le commerce assurent des empires.

Hyères ouvre grand ses portes à plus de fantaisie.

Mais les guerres encore brisent cette énergie.

La chance reviendra autour des Années 20.

Le monde aristocrate apprécie son air sain,

Les vertus de ses eaux, la douceur de la vie.

Et sous les palmiers fiers, la fête s’éternise,

Attirant écrivains, artistes et penseurs,

Tonifiant leur esprit au parfum du bonheur,

Alors que déjà plane l’Ombre de la Crise,

L’Ombre de la Guerre, l’Ombre de la Nuit.

Claudia LOPEZ

 

 
 
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